Aller au contenu principal

Vous êtes ici

Faire gagner l'industrie française

Retour à la liste

Le  CES de Las Vegas 2018 a de nouveau été marqué par l'empreinte des start-up de la French Tech, deuxième contingent mondial derrière les Etats-Unis. Il a également été l'occasion comme chaque année de découvrir les dernières tendances en matière d'intelligence artificielle, de « deep learning » ou de véhicule autonome... 

Leur point commun ? Une intelligence qui se diffuse de plus en plus souvent dans les objets du quotidien, ouvrant la voie à l'exploitation massive de la « data » pour en améliorer les usages et bouleversant les modèles économiques établis. Cette révolution des objets intelligents et connectés touchera tous les secteurs de l'industrie. Et la croissance des prochaines décennies appartiendra à ceux qui sauront prendre le train en marche !


L'électronique fournit un socle industriel

La dynamique d'innovation de la French Tech, de ses start-up et des acteurs du numérique autour des nouveaux usages est essentielle. Mais l'enjeu pour la France n'est-il pas maintenant de capter cette force d'innovation dans son industrie ? De projeter les acteurs de la French Fab dans la révolution des usages et du numérique ?

La présence massive au plus grand salon mondial de l'électronique d'industriels de tous secteurs, du groupe leader de son marché à la PME régionale, ne doit rien au hasard. C'est bien l'électronique qui fournit le socle industriel de ce monde toujours plus intelligent et connecté : le « smart world ».

Absolument tous les acteurs de l'industrie ont aujourd'hui l'opportunité de prendre cette vague et d'intégrer des fonctions électroniques et connectées dans leurs offres pour migrer vers l'économie de l'usage... C'est la condition indispensable pour concrétiser la French Fab et faire émerger un « Mittelstand » français, compétitif, qui crée de la valeur et exporte, en complément de l'excellence de nos grands groupes !

La France, en pole position

En octobre dernier se tenait pour la 1re fois en France, à Angers, le World Electronics Forum qui s'apparente à un Davos de l'électronique mondiale. Le rôle stratégique de l'industrie électronique y a été souligné tout comme la capacité de notre tissu industriel à se projeter sur les usages « smart » de demain en prenant appui sur nos domaines d'expertise électronique !

La France est déjà en pole position du développement des réseaux de communication bas débit qui sous-tendent le développement de l'internet des objets. Notre pays peut également s'appuyer sur une R & D et industrie de pointe dans le domaine des composants électroniques au coeur des capteurs, des solutions de gestion de l'énergie et de la sécurité des objets connectés.

 

Enfin, la France dispose d'une filière de production électronique leader en Europe qui peut accompagner le développement et la diffusion de ces nouveaux objets et équipements dans toute l'industrie, y compris les secteurs les plus traditionnels. 

Les autres grands pays industriels, Etats Unis, Allemagne, Chine ou Inde, ont bien compris la nécessité de faire de la transformation de l'industrie une priorité nationale. Et la France ? Alors même que notre pays dispose du socle industriel et technologique idéal pour préempter ce territoire du « smart world », allons-nous accélérer pour nous doter d'une filière d'excellence en électronique ou au contraire laisser passer cette opportunité, peut-être la dernière, de rebooster toute notre industrie ?

C'est la question posée au  Conseil national de l'industrie dont le comité exécutif, après avoir sélectionné une liste de dix filières stratégiques, doit encore établir une feuille de route ambitieuse vers « l'industrie électronique du futur » !

 

Vincent Bedouin, président du directoire de Lacroix Group. Jean-Frédéric Clerc, directeur adjoint de CEA Tech. Marie-Vorgan Le Barzic, co-fondatrice et présidente de Numa. Ludovic Lemoan, co-fondateur et directeur général de Sigfox.